France – Nigéria : les 11 enseignements du match

Match laborieux mais qualification pour les quarts de finale. Contrat rempli pour les joueurs de Didier Deschamps.

Après le Brésil et les Pays-Bas et avant l’Allemagne, l’Equipe de France a prouvé que l’important, ce n’est pas de participer, c’est de se qualifier. Face à des adversaires valeureux, les favoris ont fait parler la logique sportive mais pas forcément la manière sur le terrain. Efficacité.

La France en quarts de finale, c’était à la fois l’objectif minimum et le maximum que puisse atteindre la sélection de Didier Deschamps. Cette équipe a su disposer d’adversaires moins forts que lui sur le papier mais va à présent faire face à une équipe plus talentueuse et au collectif plus rodé. Challenge.

Paul Pogba, caution technique du milieu de terrain français, manque encore de consistance mais sa présence est un réel soutien sur le plan offensif et il a été le Tricolore le plus dangereux pour Eneyama avec une belle reprise puis ce coup de tête victorieux. Indispensable.

Mathieu Valbuena, à l’origine des deux buts, est vraiment précieux pour faire jouer ses partenaires. Il joue vite et juste, distribue le jeu. C’est lui le meneur de cette équipe de France. Collectif.

Vincent Eneyama n’a pas été impérial. Il a été relativement peu sollicité mais a su répondre présent… jusqu’à cette faute de main qui a permis à Pogba d’ouvrir le score. Mi figue mi raisin.

La bonne entrée d’Antoine Griezmann peut faire penser que sa titularisation à la place d’Olivier Giroud ne fait plus aucun doute. Certes, le Gunner n’a pas assez pesé mais il a été sevré de ballons. Ce serait donc un raccourci trop facile tant Karim Benzema a raté tout ce qu’il a entrepris hier soir, sans pour autant que sa place puisse être remise en cause. Statut.

L’Equipe de France n’a pas une équipe de bourrins, mais elle blesse un adversaire à chaque rencontre. Les Bleus dégagent une impression de puissance. Cette fois, Matuidi aurait logiquement pu se faire expulser. Agressivité.

Annoncé à Arsenal pour remplacer Sagna, Mathieu Debuchy a déjà remplacé le nouveau Citizen en équipe de France. S’il manque encore de justesse offensivement, ses efforts répétés font mal à l’adversaire et il n’est pas le dernier à aller au duel. Titulaire.

Parfois malmenée, l’arrière garde française tient bon. Que Didier Deschamps titularise Sakho ou Koscielny à côté de Varane, la charnière répond présent avec autorité. Solidité.

L’Equipe de France fait un bien fou à Hugo Lloris qui, hormis le relâchement de ses partenaires dans le match gagné contre la Suisse, ne laisse rien passé. Cela lui change de Tottenham où il était habitué à aller chercher trop souvent le ballon dans ses filets. Rempart.

Le travail de Didier Deschamps est remarquable. Il a transformé des joueurs moribonds en une véritable équipe. Mais dans un match à enjeu, où sa formation a peiné, effectuer un seul changement pour essayer de faire la différence, c’est léger. Le remplacement de Giroud par Griezmann est son seul choix du match, il a juste fait gonfler son coaching en sortant Valbuena dans les arrêts de jeu pour la forme. Passivité.

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