Eden Hazard

Que dire sur Eden Hazard ? Les mots ne suffisent pas pour décrire un talent comme la Ligue 1 n’en avait plus connu depuis plusieurs années. Eden, c’est un joueur qu’il faut regarder, admirer car il fait partie de ce cercle restreint des grands joueurs de notre époque.

21 ans, champion de France, vainqueur de la Coupe de France, deux fois meilleur espoir de Ligue 1 pour autant de nominations. 1 titre de meilleur joueur pour deux nominations, nominé comme meilleur joueur de Ligue 1 pour l’année en cours et désigné par le journal l’équipe comme le meilleur joueur. C’est ce qu’on appelle des débuts fracassants. Eden Hazard ne sera pas peut-être pas le plus grand talent que la Ligue 1 ait connu. La concurrence est rude aux côtés des Zidane, Ronaldinho, Drogba ou Benzema. Mais il est sans doute celui qui aura donné la chance au public français d’admirer le plus longtemps ses formidables talents.

En 2011, malgré un titre de meilleur joueur, Eden Hazard n’est encore qu’un espoir. Irrégulier, pas encore suffisamment décisif pour être qualifié de grand joueur, Eden Hazard est sur la lancé de ses saisons précédentes. Il progresse. Pourtant il part d’assez haut. Ses débuts ont été tonitruants. Repéré et Intégré par Claude Puel, c’est Rudi Garcia qui le lance réellement dans le grand bain, et le public lillois décèle déjà quelque chose de différent, quelque chose de magique et d’imprévisible dans ses gestes. Plein de sang-froid, il égalise pour le LOSC dans les derniers moment d’un Lille – Auxerre bien mal engagé pour les Dogues. Deux passements de jambes et un deuxième but face à Saint Etienne attirent l’attention des spécialistes de la Ligue 1. Mais c’est face à Lyon, devant son public qu’il explose réellement.

Dès lors, le petit belge n’est plus un joueur comme les autres. Mais il est encore jeune. 18 ans, pas encore complètement titulaire, il concurrence néanmoins Ludovic Obraniak sur le couloir de l’attaque du LOSC. Il doit cependant progresser. Encore trop irrégulier,  Eden n’est pourtant pas individualiste et egocentrique comme beaucoup de joueurs talentueux. Au contraire. Au tout début de sa jeune carrière, il explique que son poste de prédilection est meneur de jeu. Ce poste il l’occupe depuis … 1 mois. Jusque là, Rudi Garcia l’a utilisé comme ailier, avec succès et jamais le diable rouge ne s’est plaint, jamais il n’a réclamé les clés du jeu. Son état d’esprit sur le terrain est également irréprochable. Aucun carton rouge, il agace par ses gestes techniques et par son talent mais jamais par ses paroles.

 

Si le LOSC lui doit beaucoup, il sait également qu’il doit beaucoup à un club qui l’a couvé, qui lui a fait franchir les étapes petit à petit et qui l’a protégé des feux périlleux de la célébrité. Eden était un diamant brut. Une technique hors du commun et déjà un sens du collectif et du jeu, une qualité de passe indéniable. Encore fallait-il qu’il exploite à 100% toutes ces capacités et ne se repose pas sur ses acquis. Le belge a donc travaillé sous la houlette d’un coach qui a toujours cru en lui et qui lui a offert un espace de liberté pour exprimer son génie. Petit à petit, les défauts se sont effacés. L’irrégularité, toujours difficile à effacer a peu à peu laissé place à une gestion intelligente des temps forts et des temps faibles. Son physique également. Déjà costaud au début comme l’affirme Claude Puel, il a visiblement beaucoup travaillé en salle de musculation sans oublier d’entretenir son endurance. On enchaîne pas 104 matchs de Ligue 1, à un poste si éprouvant, sans une préparation sérieuse. L’implication défensive ensuite : Eden participe à tous les replis quand son entraîneur lui demande, n’hésite pas à venir chercher le ballon au centre du terrain, à presser son adversaire et à effectuer le travail invisible. Tout en gommant ces défauts, il continuait à parfaire sa vision du jeu, ses transmissions et sa faculté à éliminer.

Lors du titre de 2011, c’est un joueur presque complet qui reçoit le titre de meilleur joueur de Ligue 1. Presque car ses détracteurs lui reprochent un manque d’efficacité face aux buts. Ses statistiques ne correspondent à ceux d’un grand joueur. Relativisons, en 2011, Eden Hazard c’est 12 buts et 12 passes décisives en 62 matchs. Cette année, celui qui était déjà le meilleur est devenu encore plus fort en marquant la bagatelle de 20 buts en 52 matchs officiels, pendant que ses partenaires profitaient de ses 17 passes décisives.

Eden Hazard est aujourd’hui un joueur à part. Tout comme son modèle Zinedine Zidane, il ne se démarque pas seulement par sa faculté à réaliser des gestes extraordinaires, mais surtout par un choix judicieux du moment, pour toujours allier l’efficacité et le spectacle. A chaque match il invente, il se fait désirer pour délivrer ses supporters par un geste, une frappe, une passe, un dribble décisif. Je citerai cette phrase de l’équipe : « Admirer le jeune Belge de vingt et un ans sur un terrain, c’est sentir un frisson qui parcourt la foule chaque fois qu’il touche un ballon. »

Eden Hazard est un sportif doublé d’un artiste. Avoir pu assister à la naissance d’un des plus grands prodiges du football, avoir suivi son évolution depuis son premier éclair en match amical face au FC Bruges jusqu’à son coup du foulard magistral face au Paris Saint Germain ont marqué à jamais ce joueur dans ma mémoire.

Catcher MacGroening —– tapisgreen@gmail.com

 

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